L'agenda du sommeil : à quoi il sert entre deux consultations
· 2 min de lecture · Par L'équipe Orekio
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L'agenda du sommeil est l'un des outils les plus simples à mettre en place dans un suivi, et l'un des plus utiles pour la consultation qui suit. Il ne demande au patient qu'une à deux minutes par jour, et il donne au praticien une image concrète de ce qui se passe entre deux rendez-vous — là où la mémoire, seule, est peu fiable.
Ce qu'il enregistre
Un agenda du sommeil classique note, jour après jour :
- l'heure du coucher et l'heure de lever ;
- le temps estimé pour s'endormir ;
- le nombre et la durée des réveils nocturnes ;
- une appréciation libre de la qualité de la nuit ;
- selon les cas, la sieste, la consommation de café ou d'alcool, la prise d'un traitement.
Sur deux semaines, ces lignes forment un motif : décalage de phase, fragmentation, temps passé au lit très supérieur au temps réellement dormi. Ce sont des repères que le patient et le praticien peuvent regarder ensemble, à partir de données que le patient a lui-même saisies.
Pourquoi le tenir en continu
Rempli rétrospectivement, en salle d'attente, l'agenda perd l'essentiel de sa valeur : il devient une reconstruction. Tenu chaque matin, il capture la nuit telle qu'elle a été vécue, sans lissage. C'est ce qui en fait un point d'appui pour une thérapie cognitivo-comportementale de l'insomnie, où le calcul de la fenêtre de sommeil repose directement sur ces relevés.
Pour beaucoup de patients, le simple fait de noter modifie déjà le rapport au sommeil : l'attention se déplace du ressenti diffus (« j'ai mal dormi ») vers une observation plus fine (« je me suis réveillé une fois, vers 4 h, et je me suis rendormi »).
Ce qu'Orekio en fait — et ne fait pas
Dans Orekio, l'agenda du sommeil est un module que le praticien débloque quand il le juge pertinent. Le patient le remplit depuis son téléphone. À la consultation suivante, le praticien retrouve l'historique complet.
Orekio n'interprète pas ces données. L'application n'affiche pas de « score de sommeil », ne déclenche pas d'alerte si une nuit est courte, ne compare pas les relevés à une norme. Ce qui s'affiche est un historique neutre : des heures, des durées, les mots du patient. La lecture clinique — décalage de phase, hygiène de sommeil, indication d'une prise en charge spécifique — reste entièrement au praticien.
C'est une distinction volontaire : Orekio a le statut de carnet de bord numérique, hors du champ du règlement (UE) 2017/745 sur les dispositifs médicaux. Son rôle est de rendre disponible, pas de conclure.
En pratique
Pour introduire l'agenda avec un patient, il suffit souvent d'expliquer qu'il ne s'agit pas d'un examen mais d'un support pour la prochaine séance, et que quelques lignes par jour suffisent. Les premières semaines servent de ligne de base ; la suite permet de suivre l'effet des ajustements décidés en consultation.