Le plan de sécurité : à quoi il sert et comment le construire
· 2 min de lecture · Par L'équipe Orekio
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Le plan de sécurité (safety plan) est un outil bref, structuré et co-construit, destiné aux personnes qui traversent ou risquent de traverser une crise suicidaire. Il ne relève pas de l'urgence : il se prépare à froid, pendant une consultation calme, pour être disponible au moment où la personne en aura besoin.
Ce qu'il n'est pas
Le plan de sécurité n'est pas un « contrat de non-suicide ». Demander à un patient de s'engager à ne pas passer à l'acte n'a pas d'effet protecteur démontré, et peut nuire à l'alliance. Le plan de sécurité fait l'inverse : il ne demande pas une promesse, il fournit une suite d'actions concrètes, hiérarchisées, à essayer quand la tension monte.
Ses étapes
La trame la plus répandue comporte six niveaux, du plus autonome au plus externe :
- Signaux d'alerte — pensées, images, humeurs, situations qui annoncent une aggravation.
- Stratégies internes — ce que la personne peut faire seule pour faire baisser la tension (activité, mouvement, respiration, ancrage).
- Personnes et lieux qui changent les idées — contacts ou endroits qui distraient, sans forcément parler de la crise.
- Personnes à qui demander de l'aide — proches identifiés nommément, avec leur numéro.
- Professionnels et ressources — praticien, ligne d'écoute, services d'urgence, avec les coordonnées exactes.
- Sécuriser l'environnement — réduire l'accès aux moyens létaux, étape souvent décisive.
Chaque ligne est renseignée avec le patient, dans ses mots, avec ses contacts réels.
Ce qu'Orekio en fait — et ne fait pas
Dans Orekio, le plan de sécurité est un module que le praticien débloque et remplit avec le patient en consultation. Ensuite, le patient l'a en permanence sur son téléphone, consultable hors ligne, sans avoir à le chercher.
Orekio ne surveille pas l'usage du plan : l'application ne sait pas s'il a été ouvert, ne déclenche aucune alerte, ne prévient personne. Elle stocke et affiche un document que le patient et le praticien ont construit ensemble. C'est cohérent avec son statut de carnet de bord numérique, hors du champ des dispositifs médicaux (voir À propos) : Orekio rend le plan disponible, l'évaluation du risque et le suivi restent au praticien.
En pratique
Le plan gagne à être révisé : après une crise, après un changement de situation, ou simplement à intervalle régulier. Les modules roue des émotions et techniques d'ancrage sont souvent débloqués en parallèle, comme boîte à outils pour l'étape 2. Un plan de sécurité ne remplace pas une prise en charge : il l'accompagne.