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Les colonnes de Beck : le relevé de pensées en TCC

· 2 min de lecture · Par L'équipe Orekio

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Les colonnes de Beck — aussi appelées relevé de pensées — sont l'un des outils centraux de la thérapie cognitivo-comportementale. Le principe : quand une émotion forte survient, on note la situation, la pensée qui l'a accompagnée, puis on examine cette pensée plutôt que de la tenir pour un fait.

Les formats

Le format court comporte trois colonnes :

  1. Situation — où, quand, avec qui, que se passait-il ;
  2. Pensée automatique — ce qui a traversé l'esprit, formulé tel quel ;
  3. Émotion — nommée, et si possible cotée en intensité (0 à 100).

Le format étendu ajoute : les arguments pour et contre la pensée, une pensée alternative plus nuancée, et la ré-évaluation de l'émotion après coup. Le relevé de pensées à sept colonnes de Greenberger et Padesky (Mind Over Mood) est une des versions les plus utilisées.

À quoi ça sert

Écrire ralentit le raisonnement et rend visibles les distorsions cognitives récurrentes : catastrophisme, lecture de pensée, tout-ou-rien, généralisation abusive. Avec la répétition, le patient repère plus vite ses schémas et arrive plus facilement à une lecture alternative — non pas « positive », mais plus proche des faits.

Le relevé se remplit au plus près du moment où l'émotion a eu lieu ; rempli plusieurs jours après, il perd en précision. Il n'y a ni score global, ni bonne réponse : c'est un support de réflexion, relu et travaillé en séance.

Ce qu'Orekio en fait — et ne fait pas

Dans Orekio, les colonnes de Beck sont un module que le praticien débloque, en général après un premier travail sur les émotions (par exemple avec la roue des émotions). Le patient remplit ses relevés depuis son téléphone, entre les séances. Le praticien les retrouve ensuite intégralement.

Orekio n'évalue pas ces relevés : pas de détection automatique de distorsions, pas de score, pas de commentaire généré. L'application affiche ce que le patient a écrit, colonne par colonne, avec la date. Cohérent avec le statut de carnet de bord numérique, hors du champ des dispositifs médicaux (voir À propos) : l'analyse clinique se fait en consultation.

En pratique

Deux à quatre relevés par semaine suffisent souvent au début. L'objectif n'est pas le volume mais la régularité, et surtout la relecture commune en séance, où le praticien et le patient examinent ensemble une ou deux situations en détail. Les échelles PHQ-9 et GAD-7 servent parfois à suivre l'évolution en parallèle.

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